sexta-feira, 15 de fevereiro de 2008

mélanges d'hiver dans le Jura... épisode 1

26. 12. 2007

Salins, par un froid de canard (probablement moins 10° cette nuit), une matinée superbe, claire et limpide, du givre sur les plantes, le soleil vient de passer par-dessus le plateau de Clucy, tout d’abord éclairant le fort Saint-André tout seul, puis progressivement la lumière descend vers la ville, assez rapidement finalement. A l’heure où j’écris la maison blanche en face dans le bois est toute éclairée, mais la ville en contrebas reste encore dans l’ombre. Les toits isolés sont encore couverts de neige, alors que les autres font apparaître leurs tuiles plus ou moins rouges ou brunes. Les zones de prés qui ne reçoivent pas le soleil car à l’abri de grands arbres sont encore couvertes de neige alors que les autres sont vertes. Les arbres caducs sont tout roses du fait de la sève qui est déjà montée dans les bourgeons, aux côtés des sapins qui dressent des taches vert sombre en comparaison du vert pâle des prés. Des tas de couleurs donc.
Philau a déjà grignoté ses croquettes, après avoir essayé mes mollets (c’est l’habitude du moment, pendant que je relance le feu et que je prépare le thé).

Je voudrais parler de ce qui a marqué les 4 premiers mois de l’année universitaire (puisque dans notre hémisphère, nous avons DEUX débuts d’année : l’année civile qui commence en janvier comme partout sur la planète, et l’année scolaire et universitaire qui débute après les « grandes vacances », c’est-à-dire début septembre (maintenant ce début d’année coïncide pour les élèves de l’école primaire, les collégiens, les lycéens, et les étudiants de l’enseignement supérieur et tous les profs ! Quand on parle du début de l’année ici, il faut faire très attention : selon la personne à laquelle on parle, on ne sait pas avec certitude s’il s’agit de janvier ou de septembre…) Je parle ici du début de l’année… universitaire !

A Besançon, cette année a été marquée - est marquée - sera marquée - pour l’institution par une étape importante dans la vie d’une institution : le rattachement de l’iufm à l’université de Franche-Comté, son intégration à part entière au sein de l’université (le « u » de iufm signifiant « universitaire » prendra donc pleinement son sens à partir du 1er janvier 2008).
Cette intégration ne se fait pas sans heurts ni grincements de dents divers, même si les conseils d’administration de l’université et de l’iufm ont voté cette étape à l’unanimité. En effet certaines catégories de personnel s’inquiètent pour leur avenir dans cette nouvelle structure qui n’a pas l’habitude de les gérer… ces inquiétudes sont légitimes et liées à la peur du changement très fort dans la fonction publique, même si elles apparaissent comme démesurées à certains moments, et cette incertitude dénote une méconnaissance du fonctionnement de l’enseignement supérieur, et de sa capacité à absorber en son sein des structures hétérogènes et disparates.
Nous devenons donc une « école » (statut spécifique, et différent d’un institut) mais nous gardons notre nom d’ « institut universitaire de formation des maîtres », i-u-f-m !

Pour ma part, j’interviens déjà à l’université depuis mon arrivée à Besançon, et ces modifications institutionnelles ne changeront pas profondément mon métier.

Professionnellement je me suis lancée dans une démarche intrépide, qui consiste à utiliser pour tous les groupes dont j’ai la charge (à savoir SIX groupes) la plateforme collaborative commune depuis septembre à l’université ET à l’iufm (une première étape de l’intégration étant le partage de cette nouvelle plateforme, alors que jusqu’en juin 2007 nous en utilisions une autre qui nous était propre, et dont l’avantage majeur était que chacun de ceux qui à l’iufm s’intéressent à ce genre d’outils contemporains en connaissait le fonctionnement).
N’allez pas croire que je suis une experte en nouvelles technologies : je me sers de l’ordinateur au quotidien pour la messagerie électronique, la recherche sur Internet, la rédaction de documents pour mes cours, j’ai du mal avec Excel dont je ne connais que très peu des fonctions, je sais enregistrer des photos, scanner des documents et les envoyer en fichiers attachés, je me suis lancée depuis peu dans la « confection » de diaporamas y compris avec photos intégrés, que j’ose utiliser en cours… je suis membre d’un réseau d’amis proposé par Google…c’est donc très peu. Je n’aime pas participer à des forums, ni à des « clavardages » (comme disent les Québécois).

Le projet le plus audacieux, est celui qui consiste à proposer un stage professionnel de TROIS semaines de mobilité internationale… au Brésil ! à Santa Maria. C’était une espèce de bouteille à la mer, quand je repense au descriptif du projet, et je me demandais vraiment si quelqu’un allait « sauter sur l’occasion », mordre à l’hameçon, dire « Chiche ! » Et très rapidement j’ai reçu DEUX réponses, une de Besançon, l’autre de la périphérie de la Haute-Saône, deux filles, deux personnes qui ont un parcours universitaire et professionnel original ; nous nous sommes rencontrées avant les vacances d’automne, pour un premier contact : de mon côté très positif ; nous avons échangé sur le contexte très particulier de ce stage, sur le défi qui se dresse devant nous.
Je suis en contact – de façon épisodique – avec Tais étudiante de Mestrado en linguistique à l’UFSM, avec Amanda ; l’une et l’autre nous sommes prises de tous les côtés, mais Tais est LE lien, LE maillon FORT de ce projet : j’y reviendrai.

Je souhaite également expliquer comment ce projet est né, car là aussi Tais est à l’origine de cette idée.

Mais ce soir, je vais aller me coucher… Philau est très intrigué par ces petits points noirs qui apparaissent sur l’écran, à mesure que mes doigts se déplacent sur les touches du clavier… Il adore se coucher contre l’ordinateur, là où c’est chaud ; je le comprends, parce qu’il fait vraiment froid en ce moment, mais c’est normal, nous sommes en février.

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